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CENTRE SPATIAL GUYANAIS

Généralité

Centre Spatial GuyanaisLe Centre Spatial Guyanais - Montage Philippe VOLVERT. Agrandir

 

Avec la fin de la colonisation française en Algérie, il devient évident que la France ne disposerait plus de son champ de tir à Hammaguir. Dès 1962, le CNES a commencé à prospecter à travers le monde pour dénicher le meilleur endroit où construire sa nouvelle base spatiale. De son enquête, 14 sites sont choisis parmis lesquels on retrouve l'Asutralie, le Brésil, Madagascar et la Guyane-Française. Les critères de sélection allaient de "pouvoir effectuer des lancements autant vers le Nord que vers l'Est sans mettre en danger la population", "site proche de l'équateur" à "zone en dehors des risques de cyclones et secousses sismiques" sans oublier l'accessibilité par voie aérienne et marine.

 

Le 16 avril 1964, le gouvernement français prend la décision de construire le nouveau site de lancement et l'année suivante débutent les premiers travaux. Une première fusée-sonde Véronique est tirée le 09 avril 1968. En 1969 est lancé le chantier de construction du pas de tir pour la fusée européenne Europa 2 destinée à la mise sur orbite de transfert géostationnaire de petits satellites. Le 10 mars 1970, Diamant B lance le premier satellite depuis la Guyane. Le Centre Spatial Guyanais s'européanise avec l'arrivée d'Europa 2 qui effectue son premier vol le 05 novembre 1971. Hélas, le lancement se solde par un échec et plonge l'Europe spatiale sans le désaroi.

 

En 1976, les travaux de modernisation du pas de tir d'Europa débutent en vue d'accueillir Ariane qui décollera pour la première fois trois ans plus tard. Au fil des ans, de nouvelles installations vont sortir de terre. Alors que la fusée est toujours au stade de la qualification, l'Europe décide de construire un nouvel ensemble de lancement qui va permettre à l'Europe de doubler le nombre de lancement commerciaux et lancer Ariane 4.

 

Avec l'arrivée d'Ariane 5, d'un concept entièrement nouveau, il faut prévoir un nouvel ensemble de lancement qui comprend des bâtiments d'assemblage, un zoning industriel et une zone de lancement.

 

Des études sont menées pour réaliser un petit lanceur à poudre Vega à partir des boosters d'Ariane 5. Le projet est accepté en 1998 par le Conseil de Ministres. Il est décidé de réutiliser les fondations de l'ancien pas de tir d'Ariane 1 et le rendre compatible avec Vega. En 2003, la France et la Russie signe un partenariat permettant de lancer les fusées Soyuz depuis la Guyane. Fin 2008, le Centre Spatial ne vibrera plus seulement au vrombissement des uniques Ariane 5 mais également des Soyuz et Vega.

Les installations de lancements

ELD (): Diamant B, Diamant BP4

CECLES (5,236°N - 52,775°O): Europa II

ELA 1 (5,236°N - 52,775°O): Ariane 1, Ariane 2, Ariane 3

ELA 2 (5,232°N - 52,776°O): Ariane 2, Ariane 3, Ariane 4

ELA 3 (5,238°N - 52,761°O): Ariane 5 (Photo Arianespace)

ELS (5,305°N - 52,834°O): Soyuz (Photo ESA)

ELV (5,236°N - 52,775°O): Vega (Photo ESA)

 

Lanceurs et/ou installations en italiques: hors service

Sources