Lanceurs >> Fiches techniques
La Russie et plus précisément l'Union Soviétique, devient la première puissance spatiale avec la mise sur orbite de Sputnik 1 le 04 octobre 1957 à l'aide d'un missile R7 reconverti en lanceur spatial. Avec la chute de l'Empire Soviétique, l'arsenal spatial a été partagé entre la Russie et l'Ukraine. Pour faciliter la compréhension, tous les lanceurs de l'ex-URSS, Russie et Ukraine sont repris sur ce site sous la bannière russe.
Les Etats-Unis auraient pu être les premiers à envoyer un satellite dans l'espace dès 1956 avec l'aide du lanceur Jupiter développé par l'équipe de l'ingénieur allemand Wernher von Braun. Mais certains responsables politiques ainsi qu'une partie de l'opinion publique, voyaient d'un mauvais oeil l'idée que le premier satellite américain puisse être lancé par d'anciens nazis. Décision a été prise de donner priorité à un lanceur 100% américain, le Vanguard. Le cinglant échec du lanceur le 6 décembre 1957 permet à von Braun de revenir dans la course. Le 31 janvier 1958, il place sur orbite Explorer 1, presque 4 mois après Sputnik 1.
La France devient la troisième puissance spatiale en plaçant sur orbite le satellite Astérix le 26 novembre 1965 à l'aide de sa fusée Diamant lancée depuis la base d'Hammaguir en Algérie.
Le Japon entre dans le club des puissances spatiales en février 1970 avec la mise sur orbite d'Oshumi par un petit lanceur à poudre Lambda, développé par l'ISAS, dépendant de l'Université de Tokyo. Cinq ans plus tard, la Nasda (agence spatiale japonaise) lance sa première fusée à carburants liquides, N-I développée sous licence américaine. Après une profonde crise au début des années 2000, la Nasda et l'ISAS fusionnent pour donner naissance à la JAXA.
Le Japon et la Chine se sont battus pour être à la quatrième place des puissances spatiales, après la Russie en 1957, les Etats-Unis en 1958 et la France en 1965. La première tentaive de lancement du satellite China 1 s'est soldée par un échec. Ce n'est qu'en avril 1970, 2 mois après le Japon que la Chine rejoint le club des puissances spatiales ayant placés un satellite par leurs propres moyens.
Tout comme la France, la Grande-Bretagne avait développé son propre programme spatial. Il était principalement axé autour de son lanceur Black-Arrow qui a propulsé la Grande-Bretagne au reng de puissance spatiale le 28 octobre 1971. La fusée avait décollé de la base de Woomera en Australie et avait placé sur orbite le petit satellite Prospero. Ce fût la seconde tentative de mise sur orbite mais aussi la dernière réalisée par le pays.
Jusqu'à l'avènement d'Ariane en 1979, il existait 2 filiaires de lanceurs européens: les lanceurs nationaux et les lanceurs européens. Deux pays vont développer leur propre programme spatial: La France et la Grande-Bretagne. La première réalise le lanceur Diamant qui place sur orbite Astérix le 26 novembre 1965. La France devient la troisième puissance spatiale. La Grande-Bretagne rejoint le club en 1971. Parallèlement aux lanceurs nationaux, la France et la Grande-Bretagne participent au programme Europa, le premier lanceur européen. Sa première tentative de mise sur orbite remonte à 1968 mais s'est soldée par un échec. Trois autres tentatives, tout aussi désastreuses, sonneront le glas du projet européen. Au même moment, la Grande-Bretagne décide d'abandonner ses lanceurs et missiles nationaux, tandis que la France dessine les premiers plans d'un gros lanceur qui sera européanisé en 1972, ce sera Ariane qui réussit son premier lancement le 24 décembre 1979.
L'Inde devient officiellement la 8ème puissance spatiale, après la Russie, les Etats-Unis, la France, le Japon, la Chine, la Grande-Bretagne et l'Europe, en plaçant sur orbite un petit satellite technologique, Rhohini, avec son petit lanceur à poudre SLV-3.
Depuis qu'il a réussi à placer sur orbite Offeq' 1 en septembre 1988, Israël n'a réalisé que 5 tentatives de mise sur orbite au 01 janvier 2007 et en a réussi 4 avec le lanceur à poudre Shaviyt, dérivé du missile Jericho.
L'Iran a rejoint le club très fermé des puissances spatiales le 02 février 2009 en plaçant sur orbite le satellite Omid à l'aide du lanceur Safir 2. Bien que ce lancement soit civil, de nombreuses nations craignent que le programme ne soit que la partie visible de l'iceberg et qu'il cache en réalité un programme d'armement longue portée.
Après quelques reports, la Corée du Sud a tenté une mise sur orbite du satellite STSAT-2A à l'aide de son lanceur Naro développé conjointement avec les Russes. Selon l'agence de presse Yonhap, le second étage se serait bien allumé mais le satellite aurait été libéré sur une altitude plus élevée (342 km au lieu de 306 km selon le KARI, 360 km selon Khrunichev). Le satellite était supposé être injecté sur une orbite de 306 x 1 500 km.
C'est en grande pompe que la Corée du Nord a annoncé la mise sur orbite de son satellite avec le lanceur Taepo-Dong en septembre 1998. Le NORAD (réseau américain de surveillance spatiale) n'a jamais détecté l'objet ce qui laisse à penser que la Corée du Nord a bien tenté une mise sur orbite mais que le lanceur serait tombé en panne en vol. Le 04 juillet 2006, la Corée lance plusieurs missiles à courte portée ainsi qu'un à longue portée, le Taepo-Dong 2. Ce missile, qui s'est écrasé en Mer du Japon (appelée Mer de l'Est en Corée), aurait problablement transporté un petit satellite, sans pour autant en avoir une confirmation.
On peut dire que le Brésil joue de malchance. Depuis qu'il a tenté pour la première fois une mise sur orbite, en novembre 1997, 2 autres tentatives se sont soldées par un échec. La troisième, en août 2003, causera la destruction totale de la base de lancement et la mort de 21 personnes lorsque la fusée explose pendant les préparatifs. L'explosion a provoqué un coup d'arrêt dans le programme des lanceurs, le temps de corriger toutes les anomalies qui ont conduit à 3 échecs sur 3 tentatives.