Lanceurs >> Fiches techniques >> Lanceurs russes >> Lanceurs Sputnik
Famille
Sputnik - Dessin Philippe VOLVERT. Agrandir
Dans les années 50, l'URSS et les USA ont développé tout un arsenal militaire, en passant de la bombe atomique aux transporteurs pour la conduire sur le lieu d'attaque. L'un d'eux est la fusée intercontinentale R7, connue aussi sous le nom de Semiorka. Elle devait servir à répliquer en cas d'attaque américaine sur le territoire soviétique. C'est la réponse au déploiement des missiles Thor, Titan, Atlas et Jupiter, ainsi que de bases aériennes américaines non loin de l'URSS. En mai 1957, la fusée est prête pour son premier vol d'essai. Mais celui-ci échoue. D'autres essais sont réalisés et finalement, en août de la même année, elle accomplit un vol parfait. Pendant ce temps, dans le plus grand secret, Sergei Korolev, avec l'aval de Nikita Krouchtchev, prépare un petit satellite de 83,6 kg. Le 04 octobre 1957, dans la stupeur la plus générale, l'agence de presse officielle annonce que l'URSS a placé sur orbite le premier satellite artificiel de la Terre, Sputnik 1. L'Amérique est battue sur le fil du rasoir. Elle prévoyait un lancement pour les semaines suivantes. Voyant l'impact d'un tel succès, le secrétaire général d'URSS demande à Korolev de faire mieux. Celui-ci lui propose de lancer Sputnik 2 de 500 kg avec la chienne Laïka à son bord. Trente jours après Sputnik 1, les Etats-Unis se prennent une seconde gifle. Sputnik 2 est sur orbite et l'Amérique n'a toujours pas répliqué. Finalement, le 06 décembre, la frêle Vanguard est mise à feu. Mais 2 secondes plus tard, elle explose. En cette année 57, l'Amérique spatiale agonise... mais ce n'est pas fini. Il faudra attendre 10 ans avant qu'elle n'arrive enfin à dépasser son ennemi soviétique.
Si la R7 est un lanceur puissant, il n'est pas un bon missile militaire. Un missile doit être préparé et être tiré rapidement. Or ce n'est pas le cas pour la R7. Sa carrière militaire s'arrête aussi vite qu'elle n'a commencé. Mais son avenir est assuré puisque 50 ans après Sputnik, elle vole toujours sous le nom de Soyuz.
R7 / SPUTNIK (8K71) |
||||||
|
|
||||||
FICHE TECHNIQUE |
||||||
Données pour le lanceur de Sputnik 1 Block B,V,G,D: chacune des lettres correspond à l'un des 4 boosters / RD-107, RD-108 moteurs à 4 chambres de combustion |
||||||
ETAGE |
LONGUEUR (m) |
DIAMETRE (m) |
CARBURANTS |
MOTORISATION |
POUSSEE (kN) |
DUREE (s) |
| Block B,V,G,D (0) | 19,82 | 3,82 (2,68) | Kérosène + LOX | 1 x RD-107 | 794,3 | 100 + 26 |
| Block A (1) | 27,84 | 2,03-2,95-2,58 | Kérosène + LOX | 1 x RD-108 | 718,5 | 241 |
| Coiffe |
2,58 |
2,58 | ||||
R7A |
||||||
|
||||||
FICHE TECHNIQUE |
||||||
Block B,V,G,D: chacune des lettres correspond à l'un des 4 boosters / RD-107, RD-108 moteurs à 4 chambres de combustion |
||||||
ETAGE |
LONGUEUR (m) |
DIAMETRE (m) |
CARBURANTS |
MOTORISATION |
POUSSEE (kN) |
DUREE (s) |
| Block B,V,G,D (0) | 19,82 | 3,82 (2,68) | Kérosène + LOX | 1 x RD-107 | 795 | 85 + 53 |
| Block A (1) | 27,84 | 2,03-2,95-2,58 | Kérosène + LOX | 1 x RD-108 | 628 | 339 |
| Coiffe |
2,58 |
2,58 | ||||
SPUTNIK (8A91) |
||||||
|
||||||
FICHE TECHNIQUE |
||||||
Block B,V,G,D: chacune des lettres correspond à l'un des 4 boosters / RD-107, RD-108 moteurs à 4 chambres de combustion |
||||||
ETAGE |
LONGUEUR (m) |
DIAMETRE (m) |
CARBURANTS |
MOTORISATION |
POUSSEE (kN) |
DUREE (s) |
| Block B,V,G,D (0) | 19,82 | 3,82 (2,68) | Kérosène + LOX | 1 x RD-107 | 794,3 | 85 + 53 |
| Block A (1) | 27,84 | 2,03-2,95-2,58 | Kérosène + LOX | 1 x RD-108 | 718,5 | 339 |
| Coiffe |
2,58 |
2,58 | ||||
LANCEURS |
LEO |
MEO |
SSO |
MOLNIYA |
GTO |
GEO |
EVASION |
| 8K71 | 510 kg | - | - | - | - | - | - |
| 8A91 | 1 330 kg | - | - | - | - | - | - |